Nord Bénin : DEDRAS ONG lance un projet pour sauver des vies maternelles et infantiles dans un contexte d’insécurité
Nord Bénin : DEDRAS ONG lance un projet pour sauver des vies maternelles et infantiles dans un contexte d’insécurité
DEDRAS ONG lance en juillet 2025 un projet humanitaire de deux ans dans le nord du Bénin. Il s’agit du projet Réduction de la Mortalité Maternelle et Infantile dans l’Alibori et l’Atacora. D’une durée de deux ans, ce projet bénéficie de l’appui technique de ERIKS Development Partner et du financement de RadioAid. L’objectif est de réduire la mortalité maternelle et infantile dans ces localités où l’insécurité compromet chaque jour l’accès aux soins de santé.
Le Bénin enregistre des taux élevés de mortalité maternelle et infantile, estimés à 371 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cette situation est aggravée par l’insécurité persistante et les difficultés d’accès aux services de santé. Dans plusieurs localités, les femmes enceintes, les nouvelles mères, les enfants et les jeunes paient le prix fort, faute d’informations suffisantes, de structures sanitaires fonctionnelles ou d’un accompagnement adapté.
Un projet ancré dans la communauté
Le Projet Réduction de la Mortalité Maternelle et Infantile dans l’Alibori et l’Atacora cible trois zones de santé particulièrement touchées par les violences : Banikoara et Malanville-Karimama dans l’Alibori, ainsi que Matéri-Tanguiéta-Cobly dans l’Atacora. Il s’adresse en priorité aux populations vulnérables, notamment les personnes déplacées internes, les femmes enceintes, les nouvelles accouchées, les nouveau-nés, les adolescentes et les jeunes. Les agents de santé qui continuent d’assurer la continuité des soins dans ces zones font également partie des bénéficiaires.
L’approche choisie est intégrée et participative. Elle associe les autorités locales, les zones sanitaires, les organisations de la société civile, ainsi que les leaders communautaires et religieux afin de créer un environnement favorable à la santé maternelle et infantile. Le Coordonnateur National de DEDRAS ONG, Jean Kpetere, souligne à cet effet : « Sur le terrain, des acteurs font un effort remarquable. Il est très important de les intégrer dans notre plan de travail. Ce projet travaillera en synergie avec les relais communautaires, les ONG et programmes déjà présents. Ensemble, nous pouvons sauver des vies et promouvoir le développement humain des populations vulnérables. »
Des actions concrètes et ciblées
Pour atteindre ses objectifs, le projet combine plusieurs approches complémentaires. Il renforce l’accès aux services de santé maternelle et infantile à travers la prise en charge des frais de transport pour les consultations prénatales et postnatales, l’appui financier aux femmes vulnérables et le soutien aux structures sanitaires locales. Il intensifie les actions de sensibilisation et d’information auprès des communautés, notamment sur la santé sexuelle et reproductive, tout en mobilisant les jeunes et les femmes autour des bonnes pratiques. Enfin, il renforce les compétences des prestataires de santé grâce à des formations sur les soins obstétricaux et néonatals d’urgence, tout en leur fournissant le matériel nécessaire pour assurer des soins de qualité.
Des résultats attendus pour une santé durable
L’ambition du projet est d’améliorer durablement l’accès aux services de santé pour les populations vulnérables et d’accroître la sensibilisation sur les questions de santé sexuelle et reproductive. Il vise également à produire un impact concret et mesurable sur la santé des mères, des enfants et des jeunes dans le nord du Bénin. Ce projet représente plus qu’une réponse d’urgence. C’est une stratégie pour renforcer le système de santé dans un contexte de crise.
En combinant expertise technique, mobilisation communautaire et soutien humanitaire international, DEDRAS ONG et ses partenaires offrent aux mères et aux enfants du nord Bénin une chance réelle de survie et de dignité. Ce projet jette les bases d’un système de santé plus résilient, inclusif et proche des communautés, dans une région où chaque geste peut sauver une vie.
Restaurer la terre, restaurer la dignité : Impact de l’Initiative Bande Verte durable au Bénin dans le cadre du programme AFR 100
Restaurer la terre, restaurer la dignité : Impact de l’Initiative Bande Verte durable au Bénin dans le cadre du programme AFR 100
Un projet panafricain au service des communautés rurales
« Restaurer la terre, c’est restaurer la dignité humaine », affirmait Wangari Maathai, figure emblématique du World Resources Institute. Cette vision prend corps au Bénin à travers l’Initiative Bande Verte Durable, lancée en juin 2022 par l’ONG DEDRAS. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Régionale AFR100, un programme panafricain ambitieux de restauration de 100 millions hectares de terres et des paysages, soutenu par One Tree Planted, Realize Impact et le World Ressources Institute, et dont le Bénin est parti pour un objectif de 500 milles hectares.
Implémenté dans onze communes réparties sur les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, le projet vise à renforcer la résilience écologique et économique des communautés locales à travers la plantation d’essences agroforestières à haute valeur ajoutée, notamment l’anacardier et le karité.
Des bénéficiaires engagés et formés
Sur le terrain, les témoignages des producteurs traduisent un réel engouement et une appropriation progressive du projet.
À Djougou, dans la Donga, Inoussa Chabi, producteur local, témoigne :
« J’aime les anacardiers, j’en ai fait la demande et DEDRAS, à travers le projet, en a mis à ma disposition. On m’a formé et coaché, et j’ai même été sollicité comme producteur relai pour former et accompagner d’autres producteurs à planter des anacardiers. »
À Copargo, toujours dans la Donga, Zakari Biao se réjouit de l’évolution de ses plantations :
« Les 200 plants d’anacardier et les 200 plants de karité que j’ai reçus ont bien prospéré. Aujourd’hui, j’ai une véritable plantation, ce qui est très bénéfique pour moi. »
Dans le département de l’Atacora, à Kouandé, Imorou Yérima N’Gobi partage son expérience :
« J’ai entendu parler du projet par la radio et par des amis. J’ai reçu 200 plants d’anacardiers en apportant entre autres contribution 200 bidons pour l’irrigation. On nous a aussi formés sur le piquetage, les fouilles et l’entretien des plants. 2ans après la mise en terre, j’ai déjà récolté 60 kilos d’anacarde. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est un début prometteur. »
Malgré les résultats encourageants, plusieurs bénéficiaires évoquent des difficultés persistantes : mortalité de certains plants due aux aléas climatiques, ou autres perturbations écologiques comme humaines telles que les sols dégradés, les attaques de termites et la divagation d’animaux. Face à ces difficultés les producteurs ont dévéloppés des initiatives avec l’appui du projet Pour limiter les dégâts. Au nombre de ces mesures nous pouvons citer la plantation en ceinture du campêche, une espèce épineuse utilisée comme barrière naturelle, l’utilisation des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, des sensibilisations par les médias locaux, etc.
Un accompagnement technique et communautaire
Le projet ne se limite pas à la mise à disposition à prix accessible de plants. Il repose sur un accompagnement technique structuré et continu. Selon Gilles Tawéma, chargé du suivi-évaluation du projet à DEDRAS ONG :
« Nous avons mis en place un dispositif de coaching agricole dans chaque commune. Les cellules communales ont été également impliquées dès l’évaluation des besoins jusqu’au suivi des plantations. »
Il souligne également que :
« Ce projet est un exemple de synergie entre les acteurs locaux et les partenaires internationaux. Il ne s’agit pas seulement de planter des arbres, mais de reconstruire des écosystèmes et des moyens de subsistance durables. »
Le rôle joué par les Cellules communales agricoles est central dans cette démarche multi-acteurs. En effet à Ségbana, Corneille Kinkpé, le Chef de la Cellule Communale (CCeC), explique :
« Nous avons participé dès les premières étapes, notamment dans l’évaluation des besoins, l’identification des bénéficiaires et le suivi de la mise en œuvre des différentes activités retenues pour chaque campagne. Dans ce cadre, 24 020 plants d’essences forestières ont été mis en place, dont 22 100 plants d’anacardier et 1 920 plants de karité. »
Au cœur du dispositif, les pépiniéristes assurent la production de plants vigoureux à haute performance, greffés ou polyclonaux, et facilitent leur disponibilité auprès des bénéficiaires dans les différentes régions. La majorité des plants livrés au projet étaient des anacardiers greffés, ou plants polyclonaux selon le cas pour répondre à la difficulté liée à la fragilité des plants gréffés. Malgré que le projet ne soit pas directement intervenu sur la production des plants, car c’est les pépiniéristes qui les produisent et les fournissent simplement, il a contribué à créer de déboucher pour leurs plants.
Des résultats concrets malgré les défis
Malgré les nombreux obstacles rencontrés tels que les aléas climatiques, sols appauvris, ravageurs, divagation animale, le projet a su s’adapter et générer des résultats tangibles. Les bénéficiaires, mieux formés et accompagnés, ont progressivement adopté les bonnes pratiques agricoles. Ce changement de comportement par l’adoption des bonnes pratiques est l’un des acquis les plus précieux du programme qui a favorisé le taux de mortalité globalement autour des 15%.
Après trois années de mise en œuvre, les résultats sont impressionnants affirme Gilles Tawéma. « Sur une cible initiale de 250 000 plants à mettre en terre, DEDRAS ONG a dépassé les attentes avec un total de 251 784 plants effectivement plantés, dont 243 922 plants de cajou et 7 862 plants de karité ». Ces chiffres traduisent l’engagement des acteurs locaux et la rigueur du suivi technique. Globalement les taux de mortalité des plants surtout ceux des anacardiers est autour de 15%.
Un impact socio-économique mesurable
Au-delà de la reforestation, le projet a généré des retombées économiques significatives. Quarante-cinq emplois directs ont été créés, mobilisant des agents techniques, des pépiniéristes et des animateurs communautaires. À cela s’ajoutent de nombreux emplois indirects dans les domaines du transport, de la logistique et de la transformation des produits forestiers.
Il faut également noter les noix de cajou qui ont déjà commencé à être récolté çà et là par les producteurs dans les plantations datant de 2022.
A en croire le suivi évaluateur, la superficie restaurée à ce jour s’élève à 1 641,58 hectares, répartie dans les différentes communes d’intervention. Ce chiffre témoigne de l’ampleur du travail accompli et du potentiel de régénération des terres dégradées.
DEDRAS ONG et ses partenaires Realize Impact, World Ressources Institute et One Tree Planted peuvent légitimement se réjouir des résultats obtenus. Le projet Initiative Bande Verte Durable ne se contente pas de planter des arbres : il plante des espoirs, des opportunités et des solutions durables pour les générations futures. Grâce à cette synergie entre acteurs locaux et partenaires internationaux, le Bénin avance résolument vers une résilience écologique renforcée et une dignité humaine restaurée.





Sompérékou Yorou-Non : 30 enfants vulnérables soutenus par la solidarité des femmes AVE&C
Sompérékou Yorou-Non : 30 enfants vulnérables soutenus par la solidarité des femmes AVE&C
Dans les ruelles du quartier Sompérékou Yorou-Non, dans la commune de Banikoara, les rires ont remplacé les inquiétudes. À l’orée de la rentrée scolaire 2025-2026, un geste de solidarité et d’amour maternel a illuminé les visages de 30 enfants issus de familles vulnérables.
Les 32 femmes membres du groupe AVE&C, installé par DEDRAS ONG dans le cadre du projet Filles, Santé, Sexualité financé par ERIKS, ont uni leurs forces pour leur offrir des kits scolaires.
Grâce à une gestion rigoureuse et solidaire, le groupe a mobilisé un total de 997.600 FCFA, dont 106.500 FCFA issus de leur fonds de solidarité et 300.000 FCFA provenant des intérêts sur les prêts internes. Sur cette somme, 82.000 FCFA ont été spécifiquement consacrés à l’achat de fournitures : cahiers, stylos, ardoises, vrais dessinateurs et autres outils indispensables pour bien démarrer l’année scolaire.
En parallèle, les intérêts des prêts ont été redistribués équitablement entre les membres, selon la mise de chacune, renforçant ainsi l’esprit de justice et de transparence au sein du groupe.
Au-delà de l’aspect matériel, ce geste traduit une valeur forte : la cohésion sociale et l’importance des initiatives communautaires portées par les femmes. Le projet Filles, Santé, Sexualité ne se limite pas à la sensibilisation ; il agit concrètement dans la vie des familles, en plaçant les femmes au cœur du changement.
Le groupe AVE&C de Sompérékou Yorou-Non prouve ainsi que la solidarité locale, même avec des moyens modestes, peut transformer des réalités et offrir un avenir plus lumineux aux enfants. Leur engagement inspire et rappelle que, parfois, il suffit de peu pour changer beaucoup.


REMISE DE KITS SCOLAIRES AUX ENFANTS VULNERABLES
Remise de kits scolaires aux enfants vulnérables
Une rentrée sereine pour des enfants vulnérables grâce au projet BCTEDE de DEDRAS ONG
À Parakou, Natitingou, Tanguiéta, Toucountouna et Tchaourou, 165 enfants vulnérables ont démarré la rentrée avec le sourire grâce au projet Briser les Chaines du travail et de l’Exploitation Domestique des Enfants au Bénin et au Burkina Faso BCTEDE de DEDRAS ONG. Cette action a soulagé de nombreux parents qui n’auront plus à s’inquiéter des fournitures scolaires. Les enfants, heureux et motivés, ont promis de bien travailler à l’école, tandis que leurs parents se sont engagés à les accompagner tout au long de l’année pour favoriser leur réussite.
Retrouvez la vidéo de la cérémonie de remise des kits à Parakou, avec les impressions de quelques enfants bénéficiaires.




