Projet SPAD-CNO : les anciens enfants parrainés s’organisent pour renforcer l’éducation et la protection des enfants

Projet SPAD-CNO : les anciens enfants parrainés s’organisent pour renforcer l’éducation et la protection des enfants

Œuvrer durablement pour l’accès et le maintien des enfants à l’école, en particulier des filles. Tel est l’engagement réaffirmé par les anciens enfants parrainés de Plan International Bénin, réunis dans le cadre des regroupements d’alumni, organisées dans les communes de Dassa-Zoumè, Bohicon et Aplahoué, sous la coordination de DEDRAS ONG, dans le cadre du projet SPAD-CNO / SPADFIA financé par Plan International Bénin.

Durant deux jours, ces jeunes, issus de différents villages et arrondissements, tous anciens bénéficiaires du programme de parrainage de Plan Bénin, ont pris part à une dynamique collective. Ce regroupement vise à structurer leur engagement citoyen, renforcer leur leadership et contribuer activement au développement de leurs communautés.

Au fil des années, le programme de parrainage de Plan International Bénin a permis à de nombreux enfants vulnérables d’accéder à l’éducation, de développer leurs compétences et de s’insérer progressivement dans la vie active. Aujourd’hui devenus autonomes, ces jeunes refusent de rompre le lien de solidarité avec leurs communautés d’origine.

Réunis sous la bannière des alumni, ils constituent désormais un réseau de jeunes engagés, conscients de leur rôle de modèles et déterminés à poursuivre les actions en faveur de l’éducation et de la protection des enfants.
« Grâce au parrainage, j’ai pu rester à l’école malgré les difficultés. Aujourd’hui, je me sens redevable envers ma communauté et je veux agir pour que d’autres enfants, surtout les filles, aient la même chance que moi », confie Bernice Kèdote, alumni originaire de Covè, actuellement étudiante en physique-chimie

Trois communes, un même combat pour l’éducation

À Dassa-Zoumè, Bohicon et Aplahoué, les Assemblées Générales ont offert aux alumni un cadre d’échanges et de réflexion collective sur les défis éducatifs persistants : déscolarisation des filles, mariages précoces, grossesses non désirées, charges domestiques et pauvreté des ménages.

Pour Angélique Ganvidé, alumni de Ouèssè et photographe de profession, ces rencontres ont permis de renforcer les liens entre anciens enfants parrainés :

« Pendant ces deux jours, nous avons partagé nos expériences, appris à mieux nous connaître et renforcé des valeurs comme la solidarité, le respect, la responsabilité et le vivre-ensemble. Cela nous donne la force d’agir ensemble pour nos communautés », explique-t-elle.
À l’issue des travaux, elle a été élue présidente du réseau local, une responsabilité qu’elle entend assumer dans un esprit de leadership participatif.

« Un bon leader ne décide pas seul. Il écoute, consulte et agit avec son équipe. C’est ce que nous avons appris ici », ajoute-t-elle.

L’éducation des filles au cœur des priorités

Les échanges ont largement mis en lumière la situation préoccupante des filles, encore trop souvent contraintes d’abandonner l’école. Les alumni se sont engagés à mener des actions de sensibilisation communautaire, de mentorat scolaire et de plaidoyer local en faveur de l’éducation et du leadership féminin.

Christiane Atchékou, apprentie en coiffure esthétique et ancienne enfant parrainée, a insisté sur la responsabilité des parents :
« Il ne faut pas penser que seuls les garçons doivent aller à l’école. Les filles aussi ont droit à l’éducation. Il faut lutter contre les mariages précoces et l’exploitation des enfants », a-t-elle plaidé.

De son côté, Raoul Edah, alumni de la commune d’Aplahoué, a salué l’initiative qui permet aux anciens enfants parrainés de se retrouver et de s’organiser :
« Se retrouver entre anciens enfants parrainés, c’est prendre conscience de notre parcours et comprendre que nous pouvons agir ensemble pour accompagner les plus jeunes », souligne-t-il.

Structurer les alumni pour renforcer l’impact communautaire

Conscients que l’engagement individuel a ses limites, les alumni ont opté pour une structuration formelle de leurs regroupements. Les Assemblées Générales ont permis la mise en place d’organes de coordination élus, l’élaboration de statuts et règlements intérieurs et la définition de plans d’action concertés.

Ces plans prévoient, entre autres, des actions d’appui scolaire (travaux dirigés, accompagnement des candidats aux examens), la promotion de la déclaration des naissances, la sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive, l’hygiène et l’assainissement, ainsi que des initiatives économiques locales.

Le projet SPAD-CNO / SPADFIA : un cadre structurant pour la protection de l’enfance

Superviseure du projet à DEDRAS ONG, Grâce Idjalahoué a rappelé que le projet SPADFIA, mis en œuvre en partenariat avec Plan International Bénin, est un programme axé sur la protection de l’enfance et le maintien des enfants, surtout des filles de moins de 18 ans, dans le système scolaire.

« Ces Assemblées Générales s’inscrivent dans le résultat 3 du projet SPAD-CNO, qui vise à renforcer les capacités organisationnelles et institutionnelles des alumni. Ils sont un maillon important pour assurer la durabilité des actions de Plan dans les communautés », a-t-elle expliqué.

Elle a salué l’engagement des participants et la qualité des échanges, estimant que les objectifs des sessions ont été atteints.

Une dynamique nationale en perspective

À l’issue des rencontres, les alumni ont été identifiés et mobilisés par commune, des bureaux élus installés et des rapports validés produits. Prochaine étape : l’organisation d’une Assemblée Générale nationale des alumni, afin d’évaluer à mi-parcours la mise en œuvre des plans d’action et renforcer la coordination à l’échelle nationale.

Plan International Bénin et DEDRAS ONG entendent également appuyer certaines activités communautaires des associations pour accroître leur visibilité et leur impact.

À travers cette initiative, les anciens enfants parrainés deviennent un pont entre les bénéficiaires d’hier et ceux d’aujourd’hui, contribuant activement à bâtir un environnement plus juste, où chaque enfant, fille comme garçon, a droit à l’éducation et à un avenir meilleur.

 


Alibori : l’inclusion au cœur de la résilience climatique avec DEDRAS et CBM

Alibori : l’inclusion au cœur de la résilience climatique avec DEDRAS et CBM

Le département de l’Alibori, l’un des plus vulnérables face aux aléas climatiques au Bénin, est au centre des préoccupations des ONG et des acteurs du développement. Pour réfléchir aux solutions et intégrer les besoins des personnes handicapées dans la gestion des catastrophes, un atelier de formation s’est tenu du 26 au 28 novembre à Parakou, au siège de DEDRAS. Organisé par DEDRAS avec l’appui financier et technique de Christian Blind Mission (CBM), il a réuni une trentaine d’acteurs locaux.

 

Un contexte de vulnérabilité persistante

Dans l’Alibori, les changements climatiques se traduisent par la hausse des températures, l’irrégularité des pluies, des vents violents, des sécheresses prolongées et des inondations très fréquentes. Ces aléas climatiques affectent de milliers de ménages causant des catastrophes qui accentuent davantage la vulnérabilité parmi lesquelles figurent les personnes handicapées, souvent marginalisées dans les stratégies locales. Le Projet de Résilience Climatique Inclusive (PRCI Alibori) mis en œuvre par DEDRAS ONG avec l’appui de CBM a été lancé pour répondre à cette réalité et placer l’inclusion au cœur des politiques locales.

 

L’inclusion au cœur de la stratégie

Pour Joas N’Biyou, responsable de programme à CBM Togo et Bénin, l’atelier avait un objectif clair :

« Nous voulons que les personnes handicapées ne soient plus oubliées dans les stratégies de prévention et de réponse aux catastrophes. L’atelier vise à renforcer les capacités des participants y compris les personnes handicapées sur

les concepts de base sur le handicap, les cadres directeurs et les lois pertinentes sur l’inclusion des personnes handicapées, l’évaluation des risques inclusifs, la planification et les plaidoyers pour des politiques inclusives en matière de réduction du risque de catastrophe. Dans le même esprit, Ibrahim Soumaila, conseiller en inclusion du handicap à CBM, insiste sur la nécessité de lever les barrières à la participation :

« L’une des thématiques majeures est l’inclusion du handicap dans la réduction des risques. Les résultats attendus sont clairs : leur implication active dans toutes les activités de prévention et de gestion des catastrophes, mais aussi la promotion de pratiques agricoles durables et inclusives, comme l’agroécologie. »

Ces propos traduisent la volonté de CBM de faire de l’inclusion un principe incontournable, non seulement dans la gestion des catastrophes, mais aussi dans les pratiques de développement durable.

 

L’engagement des acteurs locaux

Le Dr. Feliciano Tohho, Directeur des Affaires domaniales et environnementales de la mairie de Banikoara, souligne l’importance de l’appropriation du projet par les collectivités :

« Ce projet est une opportunité pour renforcer nos capacités et donner la priorité aux personnes handicapées. Nous allons réaliser une cartographie des zones à risque et mettre en place des mécanismes de prévention et de réponse rapide. Banikoara est une commune pilote, mais notre vision est d’étendre cette expérience à tout le département. »

De leur côté, les associations de personnes handicapées se disent prêtes à jouer un rôle moteur. Soumaila Kelessi, président du réseau départemental Alibori des personnes handicapées, exprime sa satisfaction :

« Notre implication directe dans cette formation prouve que nous sommes des acteurs essentiels. Nous nous engageons à restituer les acquis dans nos communes et à accompagner activement toutes les étapes du projet. C’est une grande satisfaction de voir que nos préoccupations seront désormais placées au centre des décisions pour la résilience climatique. »

Ces engagements montrent que la mobilisation est collective, impliquant à la fois les autorités locales et les organisations représentatives des personnes handicapées.

 

Le plaidoyer comme outil de changement

Pour Albert Kora, Directeur de Projet à DEDRAS, l’enjeu dépasse la simple sensibilisation :

« Il ne s’agit pas seulement de protéger, mais de garantir que la voix des plus marginalisés, en particulier les personnes handicapées, soit entendue dans l’élaboration de toutes nos politiques climatiques. »

Le plaidoyer inclusif apparaît ainsi comme une condition indispensable pour des politiques efficaces et équitables, capables de répondre aux défis climatiques tout en respectant la justice sociale.

 

Vers une dynamique collective

Au-delà des discours, l’atelier a permis de créer une synergie entre les Organisations des personnes handicapées OPH, collectivités locales et médias. Les participants repartent avec des outils concrets pour transformer la sensibilisation en plaidoyer structuré et efficace. Grâce à cette dynamique, les stratégies locales pourront désormais anticiper les crises climatiques avec davantage de pertinence et d’équité.

Cet atelier marque une étape décisive pour l’Alibori. À travers des formations, des cartographies des zones à risque et l’élaboration de plans communaux inclusifs, le projet PRCI Alibori entend bâtir une résilience durable et équitable. Pour les bailleurs et partenaires, il s’agit d’un investissement stratégique : soutenir une démarche qui conjugue justice sociale, inclusion et efficacité climatique, afin de bâtir des communautés plus fortes face aux défis environnementaux.


Nord Bénin : DEDRAS ONG lance un projet pour sauver des vies maternelles et infantiles dans un contexte d’insécurité

Nord Bénin : DEDRAS ONG lance un projet pour sauver des vies maternelles et infantiles dans un contexte d’insécurité

DEDRAS ONG lance en juillet 2025 un projet humanitaire de deux ans dans le nord du Bénin. Il s’agit du projet Réduction de la Mortalité Maternelle et Infantile dans l’Alibori et l’Atacora. D’une durée de deux ans, ce projet bénéficie de l’appui technique de ERIKS Development Partner et du financement de RadioAid. L’objectif est de réduire la mortalité maternelle et infantile dans ces localités où l’insécurité compromet chaque jour l’accès aux soins de santé.

Le Bénin enregistre des taux élevés de mortalité maternelle et infantile, estimés à 371 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cette situation est aggravée par l’insécurité persistante et les difficultés d’accès aux services de santé. Dans plusieurs localités, les femmes enceintes, les nouvelles mères, les enfants et les jeunes paient le prix fort, faute d’informations suffisantes, de structures sanitaires fonctionnelles ou d’un accompagnement adapté.

Un projet ancré dans la communauté

Le Projet Réduction de la Mortalité Maternelle et Infantile dans l’Alibori et l’Atacora cible trois zones de santé particulièrement touchées par les violences : Banikoara et Malanville-Karimama dans l’Alibori, ainsi que Matéri-Tanguiéta-Cobly dans l’Atacora. Il s’adresse en priorité aux populations vulnérables, notamment les personnes déplacées internes, les femmes enceintes, les nouvelles accouchées, les nouveau-nés, les adolescentes et les jeunes. Les agents de santé qui continuent d’assurer la continuité des soins dans ces zones font également partie des bénéficiaires.

L’approche choisie est intégrée et participative. Elle associe les autorités locales, les zones sanitaires, les organisations de la société civile, ainsi que les leaders communautaires et religieux afin de créer un environnement favorable à la santé maternelle et infantile. Le Coordonnateur National de DEDRAS ONG, Jean Kpetere, souligne à cet effet : « Sur le terrain, des acteurs font un effort remarquable. Il est très important de les intégrer dans notre plan de travail. Ce projet travaillera en synergie avec les relais communautaires, les ONG et programmes déjà présents. Ensemble, nous pouvons sauver des vies et promouvoir le développement humain des populations vulnérables. »

Des actions concrètes et ciblées

Pour atteindre ses objectifs, le projet combine plusieurs approches complémentaires. Il renforce l’accès aux services de santé maternelle et infantile à travers la prise en charge des frais de transport pour les consultations prénatales et postnatales, l’appui financier aux femmes vulnérables et le soutien aux structures sanitaires locales. Il intensifie les actions de sensibilisation et d’information auprès des communautés, notamment sur la santé sexuelle et reproductive, tout en mobilisant les jeunes et les femmes autour des bonnes pratiques. Enfin, il renforce les compétences des prestataires de santé grâce à des formations sur les soins obstétricaux et néonatals d’urgence, tout en leur fournissant le matériel nécessaire pour assurer des soins de qualité.

Des résultats attendus pour une santé durable

L’ambition du projet est d’améliorer durablement l’accès aux services de santé pour les populations vulnérables et d’accroître la sensibilisation sur les questions de santé sexuelle et reproductive. Il vise également à produire un impact concret et mesurable sur la santé des mères, des enfants et des jeunes dans le nord du Bénin. Ce projet représente plus qu’une réponse d’urgence. C’est une stratégie pour renforcer le système de santé dans un contexte de crise.

En combinant expertise technique, mobilisation communautaire et soutien humanitaire international, DEDRAS ONG et ses partenaires offrent aux mères et aux enfants du nord Bénin une chance réelle de survie et de dignité. Ce projet jette les bases d’un système de santé plus résilient, inclusif et proche des communautés, dans une région où chaque geste peut sauver une vie.


Restaurer la terre, restaurer la dignité : Impact de l’Initiative Bande Verte durable au Bénin dans le cadre du programme AFR 100

Restaurer la terre, restaurer la dignité : Impact de l’Initiative Bande Verte durable au Bénin dans le cadre du programme AFR 100

Un projet panafricain au service des communautés rurales

« Restaurer la terre, c’est restaurer la dignité humaine », affirmait Wangari Maathai, figure emblématique du World Resources Institute. Cette vision prend corps au Bénin à travers l’Initiative Bande Verte Durable, lancée en juin 2022 par l’ONG DEDRAS. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Régionale AFR100, un programme panafricain ambitieux de restauration de 100 millions hectares de terres et des paysages, soutenu par One Tree Planted, Realize Impact et le World Ressources Institute, et dont le Bénin est parti pour un objectif de 500 milles hectares.

Implémenté dans onze communes réparties sur les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, le projet vise à renforcer la résilience écologique et économique des communautés locales à travers la plantation d’essences agroforestières à haute valeur ajoutée, notamment l’anacardier et le karité.

Des bénéficiaires engagés et formés

Sur le terrain, les témoignages des producteurs traduisent un réel engouement et une appropriation progressive du projet.

À Djougou, dans la Donga, Inoussa Chabi, producteur local, témoigne :

« J’aime les anacardiers, j’en ai fait la demande et DEDRAS, à travers le projet, en a mis à ma disposition. On m’a formé et coaché, et j’ai même été sollicité comme producteur relai pour former et accompagner d’autres producteurs à planter des anacardiers. »

À Copargo, toujours dans la Donga, Zakari Biao se réjouit de l’évolution de ses plantations :

« Les 200 plants d’anacardier et les 200 plants de karité que j’ai reçus ont bien prospéré. Aujourd’hui, j’ai une véritable plantation, ce qui est très bénéfique pour moi. »

Dans le département de l’Atacora, à Kouandé, Imorou Yérima N’Gobi partage son expérience :

« J’ai entendu parler du projet par la radio et par des amis. J’ai reçu 200 plants d’anacardiers en apportant entre autres contribution 200 bidons pour l’irrigation. On nous a aussi formés sur le piquetage, les fouilles et l’entretien des plants. 2ans après la mise en terre, j’ai déjà récolté 60 kilos d’anacarde. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est un début prometteur. »

Malgré les résultats encourageants, plusieurs bénéficiaires évoquent des difficultés persistantes : mortalité de certains plants due aux aléas climatiques, ou autres perturbations écologiques comme humaines telles que les sols dégradés, les attaques de termites et la divagation d’animaux. Face à ces difficultés les producteurs ont dévéloppés des initiatives avec l’appui du projet Pour limiter les dégâts. Au nombre de ces mesures nous pouvons citer la plantation en ceinture du campêche, une espèce épineuse utilisée comme barrière naturelle, l’utilisation des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, des sensibilisations par les médias locaux, etc.

Un accompagnement technique et communautaire

Le projet ne se limite pas à la mise à disposition à prix accessible de plants. Il repose sur un accompagnement technique structuré et continu. Selon Gilles Tawéma, chargé du suivi-évaluation du projet à DEDRAS ONG :

« Nous avons mis en place un dispositif de coaching agricole dans chaque commune. Les cellules communales ont été également impliquées dès l’évaluation des besoins jusqu’au suivi des plantations. »

Il souligne également que :

« Ce projet est un exemple de synergie entre les acteurs locaux et les partenaires internationaux. Il ne s’agit pas seulement de planter des arbres, mais de reconstruire des écosystèmes et des moyens de subsistance durables. »

Le rôle joué par les Cellules communales agricoles est central dans cette démarche multi-acteurs. En effet à Ségbana, Corneille Kinkpé, le Chef de la Cellule Communale (CCeC), explique :

« Nous avons participé dès les premières étapes, notamment dans l’évaluation des besoins, l’identification des bénéficiaires et le suivi de la mise en œuvre des différentes activités retenues pour chaque campagne. Dans ce cadre, 24 020 plants d’essences forestières ont été mis en place, dont 22 100 plants d’anacardier et 1 920 plants de karité. »

Au cœur du dispositif, les pépiniéristes assurent la production de plants vigoureux à haute performance, greffés ou polyclonaux, et facilitent leur disponibilité auprès des bénéficiaires dans les différentes régions. La majorité des plants livrés au projet étaient des anacardiers greffés, ou plants polyclonaux selon le cas pour répondre à la difficulté liée à la fragilité des plants gréffés. Malgré que le projet ne soit pas directement intervenu sur la production des plants, car c’est les pépiniéristes qui les produisent et les fournissent simplement, il a contribué à créer de déboucher pour leurs plants.

Des résultats concrets malgré les défis

Malgré les nombreux obstacles rencontrés tels que les aléas climatiques, sols appauvris, ravageurs, divagation animale, le projet a su s’adapter et générer des résultats tangibles. Les bénéficiaires, mieux formés et accompagnés, ont progressivement adopté les bonnes pratiques agricoles. Ce changement de comportement par l’adoption des bonnes pratiques est l’un des acquis les plus précieux du programme qui a favorisé le taux de mortalité globalement autour des 15%.

Après trois années de mise en œuvre, les résultats sont impressionnants affirme Gilles Tawéma. « Sur une cible initiale de 250 000 plants à mettre en terre, DEDRAS ONG a dépassé les attentes avec un total de 251 784 plants effectivement plantés, dont 243 922 plants de cajou et 7 862 plants de karité ». Ces chiffres traduisent l’engagement des acteurs locaux et la rigueur du suivi technique. Globalement les taux de mortalité des plants surtout ceux des anacardiers est autour de 15%.

Un impact socio-économique mesurable

Au-delà de la reforestation, le projet a généré des retombées économiques significatives. Quarante-cinq emplois directs ont été créés, mobilisant des agents techniques, des pépiniéristes et des animateurs communautaires. À cela s’ajoutent de nombreux emplois indirects dans les domaines du transport, de la logistique et de la transformation des produits forestiers.

Il faut également noter les noix de cajou qui ont déjà commencé à être récolté çà et là par les producteurs dans les plantations datant de 2022.

A en croire le suivi évaluateur, la superficie restaurée à ce jour s’élève à 1 641,58 hectares, répartie dans les différentes communes d’intervention. Ce chiffre témoigne de l’ampleur du travail accompli et du potentiel de régénération des terres dégradées.

DEDRAS ONG et ses partenaires Realize Impact, World Ressources Institute et One Tree Planted peuvent légitimement se réjouir des résultats obtenus. Le projet Initiative Bande Verte Durable ne se contente pas de planter des arbres : il plante des espoirs, des opportunités et des solutions durables pour les générations futures. Grâce à cette synergie entre acteurs locaux et partenaires internationaux, le Bénin avance résolument vers une résilience écologique renforcée et une dignité humaine restaurée.


Sompérékou Yorou-Non : 30 enfants vulnérables soutenus par la solidarité des femmes AVE&C

Sompérékou Yorou-Non : 30 enfants vulnérables soutenus par la solidarité des femmes AVE&C

Dans les ruelles du quartier Sompérékou Yorou-Non, dans la commune de Banikoara, les rires ont remplacé les inquiétudes. À l’orée de la rentrée scolaire 2025-2026, un geste de solidarité et d’amour maternel a illuminé les visages de 30 enfants issus de familles vulnérables.

Les 32 femmes membres du groupe AVE&C, installé par DEDRAS ONG dans le cadre du projet Filles, Santé, Sexualité financé par ERIKS, ont uni leurs forces pour leur offrir des kits scolaires.

Grâce à une gestion rigoureuse et solidaire, le groupe a mobilisé un total de 997.600 FCFA, dont 106.500 FCFA issus de leur fonds de solidarité et 300.000 FCFA provenant des intérêts sur les prêts internes. Sur cette somme, 82.000 FCFA ont été spécifiquement consacrés à l’achat de fournitures : cahiers, stylos, ardoises, vrais dessinateurs et autres outils indispensables pour bien démarrer l’année scolaire.

En parallèle, les intérêts des prêts ont été redistribués équitablement entre les membres, selon la mise de chacune, renforçant ainsi l’esprit de justice et de transparence au sein du groupe.

Au-delà de l’aspect matériel, ce geste traduit une valeur forte : la cohésion sociale et l’importance des initiatives communautaires portées par les femmes. Le projet Filles, Santé, Sexualité ne se limite pas à la sensibilisation ; il agit concrètement dans la vie des familles, en plaçant les femmes au cœur du changement.

Le groupe AVE&C de Sompérékou Yorou-Non prouve ainsi que la solidarité locale, même avec des moyens modestes, peut transformer des réalités et offrir un avenir plus lumineux aux enfants. Leur engagement inspire et rappelle que, parfois, il suffit de peu pour changer beaucoup.


REMISE DE KITS SCOLAIRES AUX ENFANTS VULNERABLES

Remise de kits scolaires aux enfants vulnérables

Une rentrée sereine pour des enfants vulnérables grâce au projet BCTEDE de DEDRAS ONG
À Parakou, Natitingou, Tanguiéta, Toucountouna et Tchaourou, 165 enfants vulnérables ont démarré la rentrée avec le sourire grâce au projet Briser les Chaines du travail et de l’Exploitation Domestique des Enfants au Bénin et au Burkina Faso BCTEDE de DEDRAS ONG. Cette action a soulagé de nombreux parents qui n’auront plus à s’inquiéter des fournitures scolaires. Les enfants, heureux et motivés, ont promis de bien travailler à l’école, tandis que leurs parents se sont engagés à les accompagner tout au long de l’année pour favoriser leur réussite.
Retrouvez la vidéo de la cérémonie de remise des kits à Parakou, avec les impressions de quelques enfants bénéficiaires.


Quand les radios et les communautés deviennent les voix de l’enfance

Quand les radios et les communautés deviennent les voix de l’enfance

Dans les communes de Tchaourou, Tanguiéta, Natitingou et Toucountouna, les ondes ont porté un message fort : celui de la lutte contre le travail et l’exploitation domestique des enfants. À travers le projet « Briser les chaînes », mis en œuvre par DEDRAS ONG dans les départements de l’Atacora et du Borgou, des émissions grand public ont été organisées pour sensibiliser les populations rurales sur les dangers de ces pratiques et l’importance de la déclaration de naissance.

Grâce à des partenariats stratégiques avec ses radios communautaires, le projet a organisé des débats publics animés par des journalistes locaux, des experts en protection de l’enfance tels que : les responsables GUPS, des sage-femmes et des agents de l’état civil des mairies.

« Ces échanges au niveau de l’arbre à palabre avec les personnes ressources m’ont permis de mieux comprendre l’importance de l’acte de naissance. Je vais faire enregistrer mes enfants le plus tôt que possible car c’est une pièce capitale et son absence peut hypothéquer leur avenir ! » témoigne Lamatou, mère de trois enfants à Guinirou.

Les émissions ont été conçues pour être participatives, avec des jeux de questions-réponses et des récompenses (gadgets, pâtes alimentaires, pains de savon) pour encourager l’implication directe des populations sorties nombreuses pour prendre part à l’activité.

Un engagement communautaire renforcé

« Nous avons voulu que les communautés soient actrices du changement. Les radios locales sont des relais puissants pour faire passer nos messages là où les réseaux sociaux ne vont pas », explique Soulé Adamou, Directeur du projet ‘’Briser les Chaines du Travail et de l’exploitation Domestique des Enfants’’ BCTEDE à DEDRAS ONG.

Les conseillers en protection de l’enfance ont sillonné les villages pour mobiliser les populations, avec l’appui des chefs locaux. Les émissions ont permis de renforcer les liens entre les autorités, les médias et les citoyens, créant un espace de dialogue inédit.

 

 

Déclaration de naissance : un droit fondamental mis en lumière

L’un des volets les plus marquants de la campagne a été la sensibilisation sur l’établissement des actes de naissance sécurisés. Sans ce document, les enfants sont invisibles aux yeux de l’administration et de l’Etat, privés d’éducation, de soins et de protection sociale.

« Beaucoup de parents ne savent pas que l’acte de naissance est la clé de tous les droits. Grâce à cette émission, nous avons vu des familles se rendre dans les arrondissements quelques jours après », confie Rémi Yokossi rédacteur en chef à radio Nanto Fm de Natitingou.  

Des résultats concrets et prometteurs

Au total, 4 émissions grand public ont été réalisées et diffusées, touchant 589 personnes dans les zones ciblées soit 140 hommes, 278 femmes et 170 enfants. Les premiers retours indiquent une meilleure compréhension des enjeux liés au travail des enfants et une augmentation des démarches de déclaration de naissance.

DEDRAS ONG espère que cette initiative servira de modèle pour d’autres régions confrontées aux mêmes défis. En mobilisant les radios communautaires, les autorités locales et les citoyens, le projet sous-régional « Briser les chaînes de l’Exploitation des Enfants au Bénin et au Burkina Faso » montre qu’il est possible de changer les mentalités et protéger les enfants, un message qui résonne bien au-delà des frontières du Bénin et du Burkina Faso.


Le Programme d’Amélioration Scolaire transforme l’éducation chrétienne au Bénin

Le Programme d’Amélioration Scolaire transforme l’éducation chrétienne au Bénin

Une initiative internationale aux racines béninoises

Le Programme d’Amélioration Scolaire (P.A.S) est une initiative portée par l’Association Internationale des Écoles Chrétiennes (ACSI), présente sur tous les continents. En Afrique, ACSI intervient depuis plus de trente ans dans 33 pays africains répartis en cinq régions géographiques 33 pays africains répartis dans cinq régions géographiques à savoir en Afrique centrale, Afrique de l’Ouest francophone, Afrique de l’Ouest anglophone, Afrique de l’Est et Afrique australe. Au Bénin, c’est l’ONG DEDRAS qui a été identifiée et autorisée par ACSI comme Partenaire Hôte Local (PHL) pour implémenter le programme. Cette reconnaissance s’appuie sur l’engagement de DEDRAS en faveur de l’éducation chrétienne, notamment à travers la formation des enseignants, l’organisation de camps bibliques et la création de clubs d’éducation chrétienne dans les écoles.

Une formation de longue haleine pour une transformation durable

Commencée le 12 avril 2023, la première cohorte du programme a achevé ses six sessions de formation le 19 juillet 2025, soit deux ans et trois mois d’apprentissage intensif. Deux formateurs agréés, formés par ACSI, ont accompagné quatre formateurs candidats dans le renforcement des capacités de 29 leaders issus de dix écoles chrétiennes réparties dans plusieurs localités du Bénin, dont Parakou, Kilibo, Bembérékè, Natitingou, Sinendé, Djougou, Pédarou et Banikoara.

Sous la coordination du PHL, représenté par Jean Pierre Séni, les participants ont été formés sur sept normes fondamentales : les fondements bibliques, le leadership personnel, l’enseignement et l’apprentissage, la gestion des finances et des infrastructures, la santé et la sécurité, la formation spirituelle, la culture de l’école, ainsi que le plan continu d’amélioration scolaire. Ces normes visent à renforcer la qualité de l’éducation chrétienne en mettant l’accent sur la transformation holistique des élèves, enseignants et parents, à la lumière des vérités bibliques.

Des écoles engagées dans le changement

Les établissements participants ont amorcé des réformes concrètes. Le complexe scolaire privé SWAA GEA de Sinendé, par exemple, a revu sa philosophie éducative, élaboré une déclaration de vision et de mission, mis en place une équipe pédagogique chrétienne et instauré une politique de gestion des conflits. Ces changements ont permis de poser des bases solides pour une éducation centrée sur les valeurs bibliques, avec un impact déjà perceptible sur les élèves et l’environnement scolaire.

Angèle Adom, formatrice candidate, exprime sa reconnaissance : « Ce programme m’a permis de revoir ma manière d’enseigner et d’aider les autres à transformer le cœur des enfants pour la gloire de Dieu. » Elle souligne l’importance de cette formation dans sa compréhension de l’école chrétienne et son rôle dans la transformation des jeunes.

Tabé Pierre Timothé, membre du comité d’administration du complexe SWAA GEA, témoigne de la transformation de son établissement : « Nous avons rétabli notre école sur des bases bibliques solides. Une transformation positive est déjà perceptible. »

Odé Oluwatogni Stéphane, leader au CSPE Le Flambeau Kilibo, partage son expérience personnelle : « Grâce aux sessions du PAS, j’ai appris à mieux gérer mon temps et à enseigner selon la vision biblique du monde. Mes apprenants, autrefois insupportables, sont en train d’être transformés. J’ai la foi que cette transformation sera continuelle. »

Une célébration et des perspectives

La dernière session de formation s’est clôturée par une célébration festive au cours de laquelle les participants ont reçu leurs attestations. Les regards sont désormais tournés vers les prochaines étapes du programme, notamment la phase d’accréditation des écoles chrétiennes par ACSI. Cette reconnaissance internationale viendra couronner les efforts déployés et renforcer l’impact du programme sur le système éducatif béninois.


Les Flambeaux brillent de mille feux : 100 % de réussite au CEP 2025

Les Flambeaux brillent de mille feux : 100 % de réussite au CEP 2025

L’année scolaire 2024-2025 restera gravée dans les annales des écoles Flambeaux de DEDRAS ONG. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les écoles FLAMBEAUX de Parakou, Kilibo, Natitingou, Bembérékè et Tchaourou affichent un taux de réussite de 100% au CEP 2025 pour un effectif de 159 candidat-e-s inscrit-e-s, dont 78 filles. Une performance remarquable qui témoigne de l’excellence de l’encadrement.

Le constat est identique pour les candidats au CEP parrainés par le programme éducation, avec le soutien financier de Woord en Daad, dans les écoles Flambeaux de Parakou, Kilibo et Tchaourou. Un taux de promotion de 100% au CEP 2025 a été enregistré pour 73 candidat-e-s, dont 36 filles.

Un taux de promotion global impressionnant et une approche holistique

Plus largement, DEDRAS ONG enregistre un taux de promotion global des écoles Flambeaux et de l’école de la Fraternité de Banikoara appuyée par DEDRAS de 89,18%, avec une légère supériorité pour les filles (89,96% contre 88,41% pour les garçons), sur un effectif global de 1331 élèves (dont 658 filles). Les écoles Flambeaux de Bembérékè et Natitingou se distinguent particulièrement, battant le record avec respectivement 99% et 97% de taux de promotion.

Jean Pierre SENI, Chargé de l’Éducation à DEDRAS ONG, explique ce succès avec clarté : « Ces excellents résultats sont le fruit d’une planification rigoureuse et d’une mise en œuvre conjointe de nos interventions. C’est une synergie parfaite entre notre équipe du programme éducation, les encadreurs pédagogiques dévoués dans chaque école, le personnel enseignant qui accompagne quotidiennement nos élèves, et bien sûr, l’implication cruciale des associations de parents d’élèves. »

Mais les écoles Flambeaux de DEDRAS ne se contentent pas de former de futurs cadres pour le pays. Elles œuvrent également pour une transformation spirituelle des apprenant-e-s, en promouvant activement les valeurs éthiques et morales. Une éducation complète, qui vise à former des citoyens responsables et intègres.

 

Impressions de quelques parents d’élèves

Moise Djako parent d’élève Flambeau Tchaourou : J’ai ma fille qui a passé avec succès le CEP 2025. Je suis tellement fière d’elle ! Grâce au dévouement des enseignants et à l’accompagnement de DEDRAS ONG, elle a pu réussir son CEP. C’est une chance énorme pour nos enfants d’avoir accès à une telle qualité d’enseignement. Mes impressions sont vraiment bonnes et nous disons merci au personnel enseignant, merci au corps d’encadrement et merci à chaque acteur et nous prions que le Seigneur continue son œuvre et assiste tout en chacun.

Gladys N’Tia, parente d’élèves et secrétaire générale du bureau APE – Complexe scolaire Le Flambeau de Natitingou livre son témoignage.

« En tant que parente d’élèves et secrétaire générale de l’APE, je suis très heureuse et pleinement satisfaite des résultats de l’année scolaire 2024-2025. L’école a obtenu un taux de réussite de 100 % au CEP, ce qui témoigne du travail acharné et du dynamisme des enseignants ainsi que du directeur. Comme on le dit souvent, tout travail finit par porter ses fruits. Je suis fière d’avoir inscrit mes enfants au complexe scolaire Le Flambeau et je compte bien y poursuivre leur scolarité, année après année. »

Arthur Bio Sika, Directeur du programme Éducation Parrainage de DEDRAS ONG, souligne l’importance de cette réussite collective : « Ces résultats sont la concrétisation de notre engagement profond envers l’éducation de la jeunesse béninoise. Nous sommes convaincus que chaque enfant mérite une chance égale d’apprendre et de s’épanouir. Voir ces chiffres, c’est la meilleure des récompenses pour le travail de toute notre équipe et de nos partenaires. Nous sommes extrêmement fiers de nos écoliers, de nos enseignants et de l’implication des parents. »

DEDRAS ONG félicite chaleureusement tous les acteurs qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à l’atteinte de ces résultats exceptionnels et souhaite d’excellentes vacances à tous les apprenant-e-s, au personnel enseignant et aux encadreurs pédagogiques des écoles Flambeaux et de la Fraternité de Banikoara.


Chaque enfant compte : la JEA 2025 célébrée avec ferveur à l’EPP Abdoulaye Issa

Chaque enfant compte : la JEA 2025 célébrée avec ferveur à l’EPP Abdoulaye Issa

Rires, chants et jeux ont marqué la cour de l’École Primaire Publique Abdoulaye Issa, ce 25 juin 2025 à Parakou. Des enfants souriants, émus et fiers ont participé à une célébration aussi symbolique que festive : la 35ᵉ édition de la Journée de l’Enfant Africain (JEA). Organisée en différée par la Direction Départementale des Affaires Sociales et de la Microfinance du Borgou, avec l’appui de DEDRAS ONG, cette journée a rassemblé plus de quarante invités officiels, acteurs de la protection de l’enfant, des enseignants, des autorités politico-administratives, des parents et surtout, des élèves, véritables cœurs battants de l’événement.

Soweto dans les mémoires, Parakou dans l’engagement

Instituée en mémoire des enfants de Soweto, tués en 1976 pour avoir défendu leur droit à une éducation juste, la Journée de l’Enfant Africain est devenue un moment d’introspection collective. Le thème retenu cette année, « Planification et budgétisation des droits des enfants : une priorité pour l’Afrique », a résonné avec force dans les allocutions.

Pour Chantal Tottin Assavèdo, Responsable chargée de la Protection de l’Enfant à la Direction Départementale des Affaires Sociales et de la Microfinance (DDASM) du Borgou, représentante de la Directrice, « les droits des enfants ne doivent pas rester de belles paroles. Ils doivent être intégrés aux décisions politiques, financés et suivis d’actions concrètes. » Elle a lancé un appel vibrant : « Chers élèves, vous êtes la richesse la plus précieuse de notre continent… Étudiez avec détermination, soyez curieux, et construisez fièrement votre avenir. »

Des jeux, des rires et des récompenses méritées

La cérémonie a été ponctuée de chants, danses, de concours de questions-réponses, de jeux de ciseaux et de courses en sacs. À travers ces animations, 565 enfants dont  250 filles ont découvert leurs droits, leurs devoirs, l’importance d’être déclaré à la naissance et d’avoir un acte de naissance et surtout leur valeur. Stylos, cahiers, tee-shirts et fournitures scolaires ont récompensé leur participation active. Une initiative saluée par le représentant du maire de la Municipalité de Parakou et le représentant du directeur départemental des enseignements maternel et primaire, venus encourager les enfants et féliciter les organisateurs.

Des voix fortes pour une cause essentielle

Présent à travers Mouyoré Kounhoké Roméo, représentant le préfet du Borgou empêché, a rappelé que « la protection de l’enfant ne doit pas être une option, mais une priorité permanente. C’est une responsabilité partagée par l’État, les familles et la société civile. C’est avec eux et pour eux que nous devons bâtir un avenir plus juste. »

Prenant également la parole, Arthur Bio Sika, Directeur de Projet à DEDRAS, structure l’organisation ayant appuyé financièrement l’événement, a déclaré : « DEDRAS se bat au quotidien pour les plus vulnérables, notamment les enfants. À travers nos différents projets, nous œuvrons pour la promotion de leurs droits, la lutte contre le travail et l’exploitation domestique ou économique, les mariages précoces, et toutes les formes de violation dont ils peuvent être victimes.

Il a poursuivi en soulignant l’importance d’une réponse collective : « Nous avons le devoir d’assurer à chaque enfant ses droits fondamentaux, car c’est ainsi que nous en ferons des citoyens responsables de demain. »

L’événement s’est clôturé dans une ambiance de convivialité et de promesses renouvelées, avec l’espoir que d’agir pour des politiques budgétaires inclusives et protectrices des droits de l’enfant.

Et maintenant ?

Parmi les recommandations retenues figurent : l’intensification des campagnes de sensibilisation sur les droits de l’enfant, une meilleure implication des enfants eux-mêmes dans les décisions qui les concernent, et une coordination renforcée entre les secteurs éducatif, social et communautaire.

Un message clair ressort de cette journée : chaque enfant compte, chaque droit mérite d’être planifié, budgétisé et respecté.