Le succès inspirant d’Adam Alou Gado, jeune aviculteur, grâce au projet Tii Monrou

Le succès inspirant d’Adam Alou Gado, jeune aviculteur, grâce au projet Tii Monrou

Dans le village pittoresque de Sakabansi, niché au cœur de la commune de Niki, au nord du Bénin, un jeune entrepreneur du nom d’Adam Alou Gado se distingue par son ambition débordante et son dévouement à l’aviculture. Adam la trentaine, a choisi de transformer une passion d’enfance en un projet entrepreneurial florissant.

L’année 2023 a été une année charnière pour Adam. Sa rencontre avec le projet Tii Monrou, initié par l’ONG Dedras et financé par Christian Blind Mission (CBM), a ouvert de nouvelles perspectives pour son activité. Grâce à ce projet, Adam a pu construire un enclos moderne, capable d’accueillir aussi bien des poulets locaux que des races spécifiques, ce qui a considérablement amélioré sa production.

Les piliers de la réussite : formation et soutien

Les formations en entrepreneuriat, marketing et compétences de vie, ainsi que le soutien continu et les équipements fournis par Dedras et CBM, ont été des éléments déterminants pour le succès d’Adam. « Après la formation, j’ai eu quelques difficultés à obtenir des provendes. Grâce à Dedras et Tii Monrou, j’ai pu obtenir les moulins nécessaires pour fabriquer nos propres provendes grâce aux céréales et ingrédients locoaux, » confie-t-il.

En 2023, Adam a lancé son aventure avicole avec 600 poulets. En l’espace d’une année seulement, son dévouement et sa capacité à transformer des défis en opportunités ont porté leurs fruits. « J’ai commencé avec 600 poulets, que j’ai vendus. J’ai réalisé des revenus de 1,2 million de francs. J’ai pu construire un deuxième enclos et commander d’autres races de poulets, ainsi que des moutons, » explique-t-il fièrement.

Une vision tournée vers l’avenir

Adam a des ambitions encore plus grandes pour l’avenir. Il aspire à développer des fermes plus grandes pour poursuivre son activité avicole. « Je veux que ceux qui viennent dans la commune de Nikki voient ce monsieur Adam à Sakabansi, le plus grand éleveur de poulets et le plus grand producteur d’œufs, » déclare-t-il avec conviction.

Avec trois employés à ses côtés, dont un gardien, Adam Alou Gado est un exemple éclatant de réussite entrepreneuriale et de l’impact positif du projet Tii Monrou. Il conclut en exprimant sa gratitude envers Dedras et CBM pour leur soutien inestimable.

Adam Alou Gado incarne non seulement la réussite économique, mais aussi la passion, la détermination et la capacité de transformer des défis en opportunités. Son histoire est une source d’inspiration pour de nombreux jeunes entrepreneurs dans la région.


Réussite et résilience : L'histoire de Djibril Kpéma, porté par le projet AJB de DEDRAS

Réussite et résilience : L'histoire de Djibril Kpéma, porté par le projet AJB de DEDRAS

À 27 ans, Djibril Kpéma, maraîcher de Banikanni Parakou, connaît une réussite fulgurante grâce au projet Agri Job Booster (AJB). Installé à Titirou un quartier dans le premier arrondissement de Parakou, Djibril cultive de la grande morelle, de la laitue, de l’amarante, du chou, du concombre et des haricots verts. Son parcours exemplaire témoigne de la force de la formation et du soutien entrepreneurial.
Une opportunité saisie sur les réseaux sociaux
C’est sur Facebook que Djibril découvre AJB et postule après avoir remarqué un appel à entrepreneurs. « J’ai vu les critères, j’étais dans les normes et j’ai été sélectionné. » raconte-t-il. Les formations offertes par AJB couvrent des modules variés : création d’entreprise, gestion des coûts, vente de produits, leadership et négociation. Ces compétences nouvellement acquises ont permis à Djibril de structurer et d’optimiser son activité.
Formation et diversification
Avant AJB, Djibril cultivait sur une petite portion de 200 mètres carrés. Grâce aux formations reçues et à sa détermination, il s’est installé sur un site de 2500 mètres carrés, diversifiant ainsi sa production. « En 2023, j’ai augmenté ma capacité de production, ce qui a également augmenté mon chiffre d’affaires à près de 600 000 francs par an », explique Djibril.
Gestion financière et organisation
L’une des principales réussites de Djibril réside dans la gestion rigoureuse de ses finances. « Grâce à AJB, j’ai appris à ne pas confondre l’argent de l’entreprise avec mon propre argent. » Il utilise désormais un cahier pour suivre ses entrées et sorties financières, assurant ainsi une gestion plus efficace.
Objectifs futurs et fidélisation de la clientèle
Djibril a des objectifs ambitieux pour 2025-2026 : atteindre un chiffre d’affaires de 1 600 000 francs par an et élargir son site de production. « AJB nous a formés sur la fidélisation de la clientèle. Il faut s’assurer d’avoir le produit en tout temps », dit-il. Cette formation lui permet d’attirer et de fidéliser une clientèle variée.
Perspectives
Djibril exprime sa gratitude envers le projet AJB de DEDRAS et son partenaire Woord En Daad : « Grâce à ce projet, aujourd’hui, je suis fier d’être maraîcher. » Il espère continuer à se diversifier et à développer son activité pour répondre aux besoins croissants de la population de Parakou.
L’histoire de Djibril Kpéma illustre parfaitement l’impact positif que des initiatives comme AJB peuvent avoir sur les jeunes entrepreneurs. Son parcours est une source d’inspiration pour tous ceux qui aspirent à réussir dans le monde de l’entrepreneuriat agricole.


Evaluations inter-flambeaux dans les écoles de DEDRAS ONG : des réformes pédagogiques pour un enseignement de qualité

Evaluations inter-flambeaux dans les écoles de DEDRAS ONG : des réformes pédagogiques pour un enseignement de qualité

Les Complexes Scolaires Evangéliques ‘’Les Flambeaux’’ de DEDRAS ONG ont démarré ce lundi, les évaluations conjointes pour les apprenants de la maternelle au CM2. De Kilibo à Tchaourou, Parakou, Nikki, Banikoara et Natitingou, les 1222 écoliers, dont 598 filles, composent les mêmes épreuves du lundi au vendredi. Cette initiative permet à l’organisation de jauger le niveau des écoliers de ses différentes écoles et de mieux corriger leurs insuffisances.

L’équipe du projet Education Parrainage a lancé les compositions au Complexe Flambeau de Tchaourou en présence de quelques membres du bureau de l’association des parents d’élèves, des enseignants et des coachs (inspecteurs pédagogiques) des écoles. Jean Pierre SENI, Chargé de l’éducation du projet Education Parrainage, a déclaré : « Cette harmonisation des évaluations vise à garantir une qualité d’enseignement uniforme et à permettre un suivi rigoureux des progrès des élèves. »

Réformes pédagogiques pour une meilleure éducation

Afin d’harmoniser les activités pédagogiques dans les écoles Flambeaux, plusieurs réformes ont été entreprises pour l’année scolaire 2024-2025. Parmi ces réformes, on compte la conception et la validation de la planification annuelle des activités pédagogiques, intégrant les évaluations des apprentissages à faire durant l’année scolaire.

Jean Pierre SENI, Chargé de l’éducation du projet, explique : « Nous avons mis en place des points focaux au niveau de chaque cours, chargés de suivre l’exécution des programmes et la répartition des épreuves d’évaluations mensuelles par niveau et par matière sous le contrôle des inspecteurs et directeurs de chaque école. »

Suivi et évaluation rigoureux

Les coachs ou inspecteurs supervisent le respect de la planification annuelle en collaboration avec les directeurs. Les épreuves des évaluations mensuelles sont collationnées et saisies par les directeurs, puis envoyées aux coachs pour le suivi du processus afin de respecter le calendrier d’évaluation mensuelle.

Arthur Bio SIKA, Directeur du projet Education Parrainage, affirme : « L’objectif est d’améliorer continuellement notre système éducatif pour offrir aux élèves les meilleures chances de réussite. La quête de l’excellence en milieu scolaire est essentielle pour forger les leaders de demain. »

L’éducation est un pilier fondamental pour le développement durable, et les initiatives de DEDRAS ONG témoignent de leur engagement à offrir une éducation de qualité à tous les enfants.


Hama Leilatou : de maîtresse coiffeuse à entrepreneure réussie à Parakou

Hama Leilatou : de maîtresse coiffeuse à entrepreneure réussie à Parakou

Hama Leilatou s’est établie Depuis trois ans, comme maîtresse coiffeuse au quartier Okédama de Parakou. Son parcours entrepreneurial a pris une tournure décisive en 2022 grâce au projet Agri Job Booster (AJB).

 

Une formation complète et enrichissante

Au début, Hama s’attendait à une simple formation en coiffure et en gestion de salon. « Après, je me suis rendu compte qu’il y a aussi le marketing et la gestion de mon entreprise », explique-t-elle. Au cours de la formation, les participants ont appris non seulement à vendre leurs produits et à accueillir leurs clients, mais aussi à tenir une comptabilité rigoureuse. « Ils nous ont même donné un cahier pour pouvoir noter ça. »

 

Des gains financiers significatifs

Grâce à ces nouvelles compétences, Hama a noté une augmentation considérable de ses revenus. « Avant je gagnais au moins 30 000 à 45 000 francs CFA. Même pour payer le loyer, c’était difficile. Mais maintenant, comme j’ai commencé à noter, je gagne au moins jusqu’à 60 000 francs CFA », confie-t-elle. Cette amélioration lui permet non seulement de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, mais aussi de réinvestir dans son entreprise.

 

Des projets d’avenir ambitieux

L’accompagnement d’AJB a également encouragé Hama à diversifier ses activités. « J’ai commencé par vendre les produits cosmétiques grâce à AJB. Et ça m’aide à épargner de l’argent », dit-elle avec satisfaction. En dépit de quelques défis, notamment le retour temporaire de ses apprentis aux travaux champêtres, elle reste optimiste. « D’ici 2025, j’aimerais agrandir mon entreprise et vendre les vêtements et les chaussures pour les enfants et les femmes. »

Gratitude et reconnaissance

Hama exprime sa gratitude envers DEDRAS ONG et le partenaire financier Woord en Daad. « Je remercie DEDRAS et Woord en Daad pour leur formation, appui conseil et suivi permanent, car ça a beaucoup changé ma vie, celle de mon entreprise et de ménage aussi. »

L’histoire de Hama Leilatou est un exemple inspirant de transformation économique et sociale. Grâce à la formation et au soutien d’AJB, elle prouve que l’entrepreneuriat peut être une voie viable et prospère pour les jeunes béninois.


Adam Samadou Assouma Seko : le parcours inspirant et réussi d’un maraîcher passionné

Adam Samadou Assouma Seko : le parcours inspirant et réussi d’un maraîcher passionné

Adam Samadou Assouma Seko, âgé de 34 ans, est un maraîcher accompli et fier père de famille, vivant à Guessou-Bani, un village du nord du Bénin, dans la commune de Sinendé. Marié et père d’une petite fille, Adam a su transformer sa passion pour le maraîchage en une entreprise florissante, grâce au soutien inestimable de DEDRAS ONG et de son partenaire financier néerlandais, Woord en Daad.

L’appui déterminant de DEDRAS ONG et Woord en Daad

Adam a commencé son aventure dans le maraîchage en 2022 avec quelques légumes feuilles et fruits. « Au début, j’avais même commencé avec les légumes feuilles comme amarante, crincrin et la sauce gluante », se souvient-il. En 2023, l’ONG DEDRAS l’a pris sous son aile, lui fournissant une formation en entrepreneuriat et des équipements essentiels comme des arrosoirs, binettes, râteaux et grillages. « Depuis que l’ONG DEDRAS a commencé par m’appuyer, j’ai eu beaucoup de changements. Il y a eu beaucoup de changements dans mon site. »

Une diversification des cultures pour répondre à la demande croissante

Aujourd’hui, son exploitation s’étend sur un demi-hectare et comprend une large variété de cultures : gombo, amarante, laitue, chou, piment, bissap, basilic, vernonia, melon, pastèque, concombre et grande morelle. « Avec des bénéfices annuels dépassant 830 000 francs CFA, j’assure non seulement ma subsistance mais je réponds aussi aux besoins de ma famille », déclare Adam avec fierté.

Des défis à surmonter et des projets d’avenir

Malgré son succès, Adam ne manque pas de défis. Il aspire à agrandir son site de production à un hectare et souhaite le clôturer pour sécuriser ses cultures. « Un grand défi que j’ai, c’est de clôturer mon site avec le grillage. Et d’ici deux ans, j’aimerais agrandir le site à un hectare et produire plus. »

Un exemple inspirant pour les jeunes du village

Adam est devenu un véritable exemple d’entrepreneuriat au sein du village de Guessou-Bani, prouvant que grâce à la formation et au soutien adéquat, les jeunes peuvent faire bouger les choses. « Je remercie l’ONG DEDRAS et son partenaire Woord en Daad, qui continuent de m’appuyer grâce au Projet Famille Forte. Car grâce à eux, je suis le plus grand maraîcher du village aujourd’hui, » conclut-il avec gratitude.


Ratification des Conventions 189 et 129 de l’OIT : un partenariat multi-acteur plaide pour la protection des enfants et des travailleurs domestique

Ratification des Conventions 189 et 129 de l’OIT : un partenariat multi-acteur plaide pour la protection des enfants et des travailleurs domestique 

Un atelier de haut niveau sur la ratification des Conventions 189 et 129 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) s’est tenu le 27 décembre 2024 à la Bourse du Travail de Cotonou. Cet événement, dédié à la lutte contre le travail des enfants, a rassemblé des acteurs clés de la société civile, des cadres gouvernementaux, ainsi que des parlementaires, sous l’impulsion d’un partenariat multi-acteurs déterminé à renforcer la justice sociale au Bénin.

Un engagement parlementaire affirmé

Présent à cet atelier, le député Orden Alladatin, Président de la Commission des lois à l’Assemblée Nationale, a salué l’initiative et réitéré l’engagement des parlementaires à soutenir la ratification des deux conventions. « Lorsque l’enjeu est la protection de nos enfants et de nos travailleurs, il ne saurait y avoir de résistance au sein du Parlement. Nous sommes prêts à autoriser cette ratification dès que le gouvernement la proposera », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une collaboration entre l’exécutif et le législatif pour concrétiser cet acte historique.

Un cadre multi-acteurs mobilisé 

Cet atelier a bénéficié d’une collaboration entre des ONG et des organisations syndicales telles que Bénin Alafia RAO, CIPCRE BÉNIN, CNP-BENIN, CSA-BÉNIN, DEDRAS ONG, OBISACOTE, ReSPESD, RNTD, et ADDAD BENIN. Les ministères du Travail, des Affaires Sociales, de la Justice et de la Microfinance y ont également pris une part active, démontrant l’ampleur et la diversité des forces engagées dans cette lutte.

Conventions 189 et 129 : de quoi s’agit-il ? 

Adoptée en 2011, la Convention 189 de l’OIT vise à garantir les droits des travailleurs domestiques, en leur assurant un cadre de travail décent, une rémunération équitable et une protection sociale. Elle insiste sur la nécessité de réglementer ce secteur souvent informel, où le risque d’exploitation est élevé.

La Convention 129, quant à elle, adoptée en 1969, porte sur l’inspection du travail dans l’agriculture. Elle exige la mise en place de mécanismes d’inspection pour garantir des conditions de travail dignes aux travailleurs agricoles, y compris les enfants souvent exposés à des tâches pénibles et dangereuses.

Des défis persistants 

Au Bénin, comme dans de nombreux pays, le travail des enfants demeure une réalité préoccupante, particulièrement dans l’agriculture et le travail domestique. Bien que le gouvernement ait lancé le processus de ratification de la C189, les démarches accusent un certain retard. Cette situation a motivé les défenseurs des droits de l’homme à initier des actions concrètes. Lors de l’atelier, les participants ont souligné l’urgence d’éradiquer ces pratiques, qui compromettent gravement le développement physique et mental des enfants.

Le plaidoyer appelle à la ratification des conventions 189 et 129 de l’OIT par les autorités compétentes et exhorte les populations à œuvrer avec détermination pour garantir un avenir meilleur aux enfants.

Un plaidoyer pour une adoption rapide

À l’issue des travaux, les participants ont appelé le gouvernement béninois à enclencher le processus de ratification. Ils ont également exhorté la société civile à maintenir la pression et à sensibiliser les populations sur les droits des enfants et des travailleurs.

Avec l’implication annoncée des parlementaires et l’engagement des acteurs de terrain, le Bénin semble prêt à franchir une étape décisive vers une meilleure protection sociale.

Un signal d’espoir

La ratification des Conventions 189 et 129 marquerait un tournant dans la lutte contre le travail des enfants et l’exploitation des travailleurs vulnérables. « Il est temps de transformer nos engagements en actions concrètes », a conclu Orden Alladatin, exprimant l’espoir d’une adoption rapide des textes au Parlement.

Ce plaidoyer n’est pas qu’un simple acte législatif. Il incarne une promesse de dignité, de justice sociale et de respect des droits humains au Bénin.

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Le parcours inspirant de Ricardo sauvé par la solidarité et la détermination

Le parcours inspirant de Ricardo sauvé par la solidarité et la détermination

HOUNSOU Ricardo Dieudonné, un jeune garçon de 14 ans, a connu une vie marquée par la perte et les défis. Il n’a jamais connu son père, décédé lorsqu’il était tout petit. Sa mère, dame HOUNDJO Pauline, est décédée quand Ricardo avait quatre ou cinq ans. Il ne lui restait qu’une seule sœur aînée.

Après le décès de sa mère, Ricardo et sa sœur ont été élevés par leur oncle maternel, HOUNDJO Ferdinand, un agent immobilier à Glo, un quartier de la commune d’Abomey-Calavi au Sud-Bénin. Malheureusement, en 2020, cet oncle est décédé dans un accident de circulation. Sa femme a quitté le domicile conjugal avec ses enfants et la sœur de Ricardo.

Avant son décès, l’oncle Ferdinand avait confié Ricardo à un patron couturier pour qu’il apprenne la couture. Cependant, un autre oncle maternel, AHOUANDJINOU Godonou, guérisseur traditionnel à Glo, est venu le récupérer pour l’aider dans ses travaux, interrompant ainsi son apprentissage.

Un an plus tard, une cousine maternelle a aidé Ricardo à trouver un nouveau patron couturier, chez qui il est resté environ deux ans. Mais un jour, une autre tante maternelle l’a emmené à Nikki au Nord-Bénin, promettant de l’aider à finaliser son apprentissage. Après trois mois sans nouvelles de la reprise de son apprentissage, Ricardo a insisté, et la tante l’a finalement emmené voir un patron. Cependant, après seulement deux semaines, elle l’a sollicité pour vendre de la bouillie de tapioca et du savon en poudre dans la ville de Nikki. Maltraité et battu par sa tante, Ricardo a fini par fuir.

Des voisins lui ont donné 2000 francs pour qu’il puisse prendre un taxi jusqu’à Parakou troisième ville à statut particulier du Bénin dans le septentrion. Errant sans savoir où aller, il a été secouru par un monsieur qui l’a conduit au Guichet Unique de Protection Sociale GUPS1. Toutes les démarches pour retrouver la tante ont échoué, et Ricardo est resté dans une famille hôte pendant plusieurs mois.

Exprimant toujours le besoin de finir son apprentissage, Ricardo a été placé chez un relais communautaire couturier, grâce à l’ONG DEDRAS qui a pris en charge ses frais de contrat. Lorsqu’il était dans la famille hôte, il a bénéficié de trois repas par jour, de vêtements de rechange, et de kits de toilette et de couchage. Grâce à l’appui de l’ONG DEDRAS soutenu financièrement par Woord en Daad et la Fondation AFAS, il a été confié à un maître artisan pour son apprentissage de couture le 9 avril 2024. Ricardo est aujourd’hui heureux de continuer à apprendre la couture. Son patron actuel est satisfait de ses performances car la clientèle témoigne sa satisfaction après chaque commande confiée à Ricardo qui y met sa touche personnelle.


16 enfants sauvés de l'exploitation à Kouandé

16 enfants sauvés de l'exploitation à Kouandé

Grâce à la collaboration entre le secrétaire d’un groupement AVEC et un chef de village, 16 enfants ont été retirés de l’exploitation domestique à Kouandé.

DEDRAS-ONG, à travers son projet BC-TEDE, réalise de nombreux exploits au sein des communautés grâce aux Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC). En plus de l’épargne, les membres de ces groupements jouent un rôle crucial en sensibilisant leurs localités lors des rencontres.

Lors d’une séance de sensibilisation au sein du groupement AVEC d’Oroukayo, en présence du chef du village, le Président et la secrétaire de l’AVEC ont pris l’engagement de lutter contre l’exploitation et le déplacement illicite des enfants. Ils ont organisé plusieurs visites à domicile avec le volontaire de DEDRAS-ONG pour sensibiliser les parents des enfants victimes sur les dangers du travail domestique. Les discussions avec les parents ont touché les cœurs et ouvert les yeux sur les conséquences tragiques de l’exploitation. Beaucoup de ces enfants étaient déjà partis à Kérou, Banikoara, et même au Nigeria pour des travaux champêtres. Chaque histoire partagée a fait écho, et beaucoup de parents ont pris la décision courageuse de ramener leurs enfants dans les brefs délais.

Le 26 août 2024, une promesse a été tenue : 16 enfants ont retrouvé le chemin de leur foyer. Ces enfants, autrefois enlevés à leur enfance, sont maintenant de retour, prêts à rêver et à construire un avenir meilleur.

Aujourd’hui, des mesures sont mises en place pour soutenir ces jeunes victimes d’exploitation. A l’appui du projet BCTEDE, certains d’entre eux ont choisi de retourner à l’école tandis que d’autres ont fait l’option d’apprendre un métier de leur choix.  Les parents, soulagés, remercient DEDRAS-ONG et ses partenaires Woord en Daad et la Fondation AFAS qui ne ménagent aucun effort pour appuyer financièrement le projet.


Stop travail des enfants : un leader religieux sauve des filles de l'exploitation à Toucountouna

Stop travail des enfants : un leader religieux sauve des filles de l'exploitation à Toucountouna

Dans sa lutte contre le travail et l’exploitation domestique des enfants, DEDRAS ONG a compris l’importance de l’implication des leaders religieux. À Toucountouna, une église nommée MIEL (Ministère de l’Implantation des Eglises Locales) a été sensibilisée sur les risques liés au travail des enfants et sur la manière dont ils pouvaient aider à sensibiliser leurs fidèles.

Quelques jours après cette sensibilisation, le pasteur de l’église a contacté DEDRAS ONG avec une nouvelle bouleversante. Il avait réussi à sauver deux jeunes filles de l’exploitation domestique à Djougou.

« Un dimanche après le culte, je me suis rappelé de l’animatrice de DEDRAS ONG qui avait insisté sur l’importance de sensibiliser nos fidèles sur le travail des enfants. J’ai donc pris quelques minutes pour parler des conséquences de ce fléau et j’ai trouvé des versets dans la Bible qui parlent des droits et de la protection des enfants. À ma grande surprise, deux semaines plus tard, une fidèle est venue me voir en privé. Elle a avoué qu’elle avait envoyé deux jeunes filles travailler comme domestiques à cause de la pauvreté. Elle a promis de les ramener le dimanche suivant, et elle l’a fait. Je suis heureux d’avoir pu aider ces filles à sortir de ce calvaire », a-t-il déclaré.

Ces jeunes filles ont été inscrites en apprentissage de couture, et leurs parents, soulagés, remercient DEDRAS ONG, ses partenaires Woord en Daad et AFAS Fondation pour l’aide apportée à leurs communautés.


L'histoire de Alfa Abigaël : une tisserande transformée par le projet AJB

L'histoire de Alfa Abigaël : une tisserande transformée par le projet AJB

Abigaël Alfa, 36 ans, est une femme mariée et mère de cinq enfants, résidant dans le petit village de Boukousséra. Bien qu’elle n’ait pas eu l’opportunité d’aller à l’école, elle a suivi des cours d’alphabétisation en peulh, sa langue maternelle, lui permettant ainsi de lire et écrire. Depuis huit ans, elle s’illustre comme tisserande talentueuse, offrant de magnifiques pagnes à ses clients.

L’initiative AJB

En 2021, Abigaël et d’autres entrepreneurs de son village ont été approchés par une équipe du projet AgriJob (AJB). Ce projet vise à améliorer les compétences et les opportunités des entrepreneurs locaux. Abigaël se rappelle : « Nous nous sommes librement inscrits pour bénéficier de l’accompagnement du projet. Nous avions été très satisfaits car à l’issu de l’accompagnement, nous avons été outillés et nous avons eu une ouverture d’esprit sur nos différentes activités entrepreneuriales. »

À l’entame de l’accompagnement, le besoin principal exprimé par les entrepreneurs de Boukousséra était l’accès au marché. Le diagnostic du projet a révélé que le renforcement des techniques de marketing était nécessaire, ainsi que l’amélioration de la qualité des produits pour attirer plus de clients.

« Le projet a travaillé sur tous ces aspects, » explique Abigaël. « Nous avons appris à mieux accueillir nos clients et à les inciter à acheter, même s’ils n’avaient pas l’intention. » De plus, un coach et une conseillère les ont régulièrement suivis, assurant une amélioration constante de leurs pratiques.

Les résultats

Grâce à l’accompagnement du projet AgriJob, les revenus hebdomadaires d’Abigaël ont triplé, passant de 5000 à 15000 FCFA. « Ce qui m’a permis de réaliser cette performance, c’est que j’ai non seulement amélioré la qualité de mes pagnes, mais j’ai aussi commencé par aller à la recherche des clients. Je partage des images sur mes statuts WhatsApp et j’essaie au maximum de satisfaire mes clients sans accuser du retard. »

 

Les défis restants

Cependant, tout n’est pas encore parfait. Abigaël mentionne deux principaux défis : le manque d’apprentis, ce qui complique la satisfaction de la demande, et la nécessité d’innover constamment pour se démarquer. « Nous sommes nombreuses à faire le tissage au sein du village, » dit-elle. Les périodes de travaux champêtres ajoutent également une charge supplémentaire, obligeant souvent Abigaël à aider son mari dans les champs.

L’avenir

Malgré ces défis, Abigaël reste optimiste : « Je crois que grâce à l’accompagnement que nous avons eu, d’ici les prochaines années, j’aurai un grand atelier et plusieurs apprentis. » Sa gratitude envers le projet AgriJob, Woord en Daad et DEDRAS est immense : « L’accompagnement du projet nous a permis d’améliorer notre activité entrepreneuriale qui est notre principale source de revenu. Que Dieu bénisse les efforts qu’ils ont consentis ! »

L’histoire d’Abigaël Alfa est un témoignage éloquent de la manière dont un accompagnement ciblé et des formations adéquates peuvent transformer des vies et dynamiser des communautés entières. Son parcours inspire d’autres entrepreneurs du village de Boukousséra et au-delà à croire en leurs rêves et à persévérer face aux défis.